Chirurgie de l'épaule

Rupture de la coiffe des rotateurs

Rupture de la coiffe des rotateurs

Définition

La coiffe des rotateurs est un ensemble de quatre tendons : le sous-scapulaire en avant, le sus-épineux (ou supra-épineux) au-dessus, le sous-épineux (ou infra-épineux) et le petit rond en arrière, qui entourent la tête de l'humérus comme un chapeau, d'où la dénomination « coiffe ».

Leur rôle est double : stabiliser l'articulation de l'épaule (gléno-humérale) en maintenant la tête de l'humérus centrée face à l'omoplate, et permettre la mobilité du bras dans toutes les directions notamment les rotations (d'où la dénomination « rotateurs »).

La rupture correspond au détachement partiel ou complet d'un ou plusieurs de ces tendons de leur insertion osseuse. Elle peut survenir brutalement (dans le cadre d'un traumatisme souvent significatif) mais résulte le plus souvent d'une dégénérescence tendineuse progressive liée à de multiples facteurs comme les activités coude décollé du corps, l'âge…

Il s'agit d'une pathologie fréquente pouvant toucher 15 % des patients de 60 ans et jusqu'à 40 % des patients de plus de 80 ans. Les symptômes (les douleurs notamment nocturnes) vont dépendre de l'activité (notamment coude décollé du corps) et donc de l'âge. Ceci explique que, même si ces lésions sont très fréquentes chez les patients prenant de l'âge, elles sont souvent bien tolérées, ces patients restant raisonnables et raisonnés sur les activités coude décollé du corps.

Diagnostic

Le diagnostic repose sur l'examen clinique complété par l'imagerie.

Symptômes

  • La douleur, survenant à la fois lors des activités avec la main au niveau ou au-dessus de la tête mais aussi à distance, notamment en milieu de nuit (le patient paie, la nuit, son activité de la journée).
  • La gêne fonctionnelle est soit d'apparition progressive dans un contexte dégénératif (usure progressive des tendons), soit d'apparition brutale dans un contexte traumatique des lésions.
  • Passer le plan des épaules ou mettre la main dans le dos réveillent les douleurs.
  • Perte de force notamment pour les ports de charge à bout de bras, variable selon l'étendue de la rupture.
  • Craquements ou sensation d'accrochage à l'élévation et à la descente du bras.

Signes cliniques

  • Recherche d'une limitation algique des amplitudes articulaires passives traduisant l'installation d'une raideur capsulaire.
  • Testing des différents tendons par des manœuvres contre résistance.
  • Recherche d'une pathologie du biceps, de douleurs musculaires para-scapulaires et para-cervicales associées.
  • Diagnostic différentiel : la névralgie cervico-brachiale.

Examens complémentaires

L'imagerie confirme le diagnostic et guide la décision thérapeutique.

Traitement

La chirurgie n'est pas systématique. Un traitement médical est proposé en première intention en l'absence de déficit moteur majeur.

  • Adaptation des activités professionnelles et de loisir : maître mot de la prise en charge des lésions tendineuses. Il faut supprimer les activités vulnérantes pour les tendons (port de charge à bout de bras, gestes en rotation interne contre résistance).
  • Auto-rééducation quotidienne à domicile (protocole d'étirement du Dr Liotard)
  • Infiltrations de corticoïdes sous contrôle échographique ou radiographique
  • Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) en cures courtes ne pouvant constituer un traitement de fond
  • Prise en charge des douleurs musculaires (ostéopathie, vertébrothérapie ...)
Questions fréquentes

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