Capsulite rétractile

Définition
La capsulite rétractile, également appelée « épaule gelée », se caractérise par une perte complète des amplitudes passives de l'épaule. Elle résulte d'une inflammation extrême de la capsule articulaire — la membrane fine qui tapisse l'intérieur de l'articulation — entraînant son épaississement et sa rétraction.
Pathologie bénigne mais très douloureuse, certains facteurs favorisants sont identifiés : diabète, dysthyroïdie, maladies auto-immunes. L'intervention chirurgicale de l'épaule et immobilisation de l'épaule créent de la raideur qui dans certains cas peut être la porte d'entrée dans la capsulite.
L'évolution se fait classiquement en trois phases : une phase inflammatoire « chaude » (2 à 9 mois) avec douleurs vives et raideur, une phase « froide » de raideur prédominante (4 à 12 mois) où la douleur diminue mais l'enraidissement persiste, puis une phase de récupération progressive (12 à 36 mois).
Diagnostic
Le diagnostic est essentiellement clinique, fondé sur la constatation d'une limitation de mobilité dans tous les plans de l'espace.
Symptômes
- Douleur aiguë de l'épaule, particulièrement lors de mouvements brusques involontaires
- Sensation d'épaule « de bois » avec limitation progressive dans toutes les directions
- Douleurs nocturnes intenses insomniantes
- Installation souvent insidieuse, sans traumatisme déclenchant identifiable
- Gêne fonctionnelle croissante et sévère dans les gestes du quotidien
Signes cliniques
- Perte de mobilité passive (critère clé distinguant la capsulite d'autres pathologies)
- Douleur à la moindre mobilisation et ce dans tous les plans : élévation, rotation externe, rotation interne, abduction
Examens complémentaires
L'imagerie sert principalement à éliminer d'autres pathologies. Le diagnostic repose avant tout sur l'examen clinique.
Traitement
Le traitement conservateur constitue le pilier de la prise en charge. La capsulite évolue souvent favorablement, mais la durée est variable (souvent 1 à 3 ans) et certains patients gardent des douleurs ou limitations résiduelles.
- Infiltrations de corticoïdes / bloc du nerf supra-scapulaire
- Kinésithérapie douce et auto-rééducation pluriquotidienne (étirements progressifs, mobilisation) une fois la phase hyperalgique contrôlée
- Traitement médicamenteux : antalgiques et anti-inflammatoires oraux
Vos questions, nos réponses
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