Arthrose de l'épaule (Omarthrose)
Prise en charge de l'omarthrose à Lyon : diagnostic, traitement conservateur et prothèse d'épaule. Dr Philippe Collotte, Centre Orthopédique Santy.
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Définition
L'omarthrose est la destruction progressive du cartilage de l'articulation gléno-humérale. Elle peut être primitive (dégénérescence liée à l'âge) ou secondaire : rupture ancienne de la coiffe, instabilité chronique, nécrose de la tête humérale, ou séquelle de fracture.
Moins fréquente que la gonarthrose ou la coxarthrose car non portante, elle survient néanmoins progressivement après 60 ans avec une prédominance masculine.
La perte de cartilage entraîne un contact direct os-os, à l'origine de douleurs mécaniques, d'une raideur progressive et d'une limitation de mobilité réduisant significativement la qualité de vie.
Diagnostic
Le diagnostic est avant tout clinique et radiographique.
Symptômes
- Douleurs mécaniques de l'épaule, augmentant à l'effort et aux mouvements de rotation
- Raideur progressive avec limitation des amplitudes articulaires
- Craquements lors des mouvements (crépitations)
- Douleurs nocturnes aux stades avancés
- Déformation visible de l'épaule dans les formes évoluées
Signes cliniques
- Limitation de la rotation externe (signe précoce caractéristique de l'omarthrose)
- Limitation progressive de toutes les amplitudes : flexion, abduction, rotations
- Crépitations palpables lors des mouvements passifs
- Testing de la coiffe pour distinguer omarthrose centrée (coiffe intacte) d'omarthrose excentrée (rupture massive associée)
- Évaluation de la force musculaire résiduelle
Examens complémentaires
L'imagerie est indispensable pour quantifier la destruction articulaire et planifier le traitement.
Clichés de face en rotation neutre et profil axillaire : pincement articulaire gléno-huméral, ostéophytes, condensation sous-chondrale, remontée de la tête humérale si rupture massive associée.
Traitement
Le traitement médical vise à soulager la douleur et entretenir la mobilité articulaire aussi longtemps que possible.
- Antalgiques (paracétamol) et anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) en cures courtes
- Kinésithérapie d'entretien de la mobilité et renforcement musculaire péri-articulaire
- Infiltrations intra-articulaires de corticoïdes ou d'acide hyaluronique (viscosupplémentation)
- Adaptation des activités quotidiennes et professionnelles
- Surveillance radiographique annuelle