Durée
30 à 45 minutes
Image à venir
L’évolution naturelle d’une calcification de l’épaule peut se faire vers une résorption spontanée. Cette résorption peut parfois survenir sous forme d’une poussée inflammatoire très douloureuse, correspondant à la vidange ou à la fragmentation de la calcification. Malheureusement, il est impossible de prévoir quand cela va se produire.
Le traitement médical a pour objectif de contrôler les douleurs et d’accompagner cette évolution naturelle. Les infiltrations permettent surtout de diminuer l’inflammation et la douleur. Les ondes de choc peuvent aider à favoriser la fragmentation ou la résorption de la calcification.
La chirurgie n’est donc pas proposée d’emblée. Elle peut se justifier lorsque les douleurs et la gêne fonctionnelle restent importantes malgré un traitement médical bien conduit, ou lorsque les épisodes douloureux deviennent trop invalidants.
Une préparation soigneuse optimise les conditions chirurgicales et la cicatrisation tendineuse.
L'intervention est entièrement réalisée sous arthroscopie, technique mini-invasive permettant d'explorer votre articulation via une caméra et des instruments introduits par des incisions centimétriques.
Durée
30 à 45 minutes
Anesthésie
Anesthésie locorégionale (bloc interscalénique) + anesthésie générale
Hospitalisation
Ambulatoire si patient éligible (retour à domicile le jour même)
L’objectif de l’intervention est de retirer la calcification responsable des douleurs et de l’inflammation, afin d’améliorer le confort de l’épaule et la fonction au quotidien.
Les résultats de cette intervention sont généralement bons, avec une diminution progressive des douleurs et une amélioration de la mobilité et de l’utilisation du bras. L’amélioration n’est cependant pas toujours immédiate : l’épaule peut rester douloureuse pendant plusieurs semaines, parfois plusieurs mois, en raison de l’inflammation postopératoire et du temps nécessaire à la cicatrisation du tendon.
Lorsque l’ablation de la calcification laisse un petit defect dans le tendon, celui-ci cicatrise le plus souvent progressivement. Si le defect tendineux est plus important, une réparation du tendon peut être réalisée dans le même temps opératoire. Dans ce cas, la récupération peut être plus longue et les consignes postopératoires sont adaptées comme après une réparation de la coiffe des rotateurs.
À distance, la majorité des patients présentent une nette amélioration des douleurs, de la fonction et de la qualité de vie. La récidive d’une calcification au même endroit est rare, mais des douleurs résiduelles ou une raideur postopératoire peuvent persister chez certains patients et nécessiter une rééducation prolongée.